1620 ! La famille de Francheville , propriétaire àbTurscat-en-Sarzeau près de Vannes au bord du golfe du Morbihan donne naissance à une fille : Catherine. À cette époque famine et peste se sont abattues sur la Bretagne ; la tristesse s’est installée dans les villages, à travers les landes dépeuplées et les églises pillées… Catherine vit là jusqu’en 1656…Plusieurs prétendants essaient de conquérir son cœur mais alors qu’elle se dirige vers Rennes pour conclure son mariage, elle rencontre le cortège funèbre de celui, Conseiller au Parlement de Bretagne qui devait être son époux
De retour à Vannes, elle se donne aux plus démunis nourrissant sa vie de prière grâce aux exercices spirituels de St-Ignace de Loyola proposés par le Père Huby, jésuite, qui a établi dans cette ville sa première maison de retraite pour des hommes en 1663. Cette expérience bénéfique est comme une clarté dans la nuit de Catherine ; elle trouve enfin ce qu’elle cherchait car la profonde détresse spirituelle des femmes du XVIIe siècle la préoccupe. Elle leur proposera donc de chercher Dieu dans le quotidien de leur vie familiale et sociale avec des « retraites » (en français et en breton) se situant ainsi dans ce que l’on appelle les « Missions bretonnes » du XVIIe siècle.
Elle décide donc de partager son expérience et crée une maison de « Retraite » pour femmes. Celle-ci s’ouvrira le 21 octobre 1673. ce sera la première Maison de retraite pour femmes du monde fondée au XVIIe siècle.
Peu après, Claude Thérèse de Kermeno la rejoint et fonde une maison analogue à Quimper.
Quant à la fondation de celle de Lannion voir l’article suivant de Sœur Le Chevanton.
La renommée de ses vertus a été confirmée dans le décret du 22 aout 1906 par lequel sa sainteté le Pape Pie X lui a décerné le titre de Vénérable [1].
Catherine de Francheville 
